Le luxe de l’imitation

Il est tout frais, sorti cet été…44cjb1

Le luxe de l’imitation : Les trompe-l’œil de la fin de la République romaine, mémoire des artisans de la couleur vient de paraître, édité par le Centre Jean Bérard de Naples.

Il est le fruit de plusieurs années de travail… celles de ma thèse, soutenue en 2011, et d’un remaniement pour en faire un livre à part entière

Pour l’acquérir, vous pouvez le commander aux éditions de Boccard à Paris ou m’envoyer un mail maud@maudmulliez.com.

 

Résumé L’art décoratif qui émerge à la fin de la République romaine sous la forme du trompe-l’œil architectural est fascinant par le niveau de technicité mis en œuvre pour représenter un espace tridimensionnel ; il frappe aussi par la richesse des couleurs et des matériaux feints distribués savamment à la surface des murs. La mimèsis y est une composante majeure : représenter l’architecture… certes, mais laquelle ? Inspirés à coup sûr de divers répertoires – décors de théâtre, édifices hellénistiques – les trompe-l’œil tardo-républicains puisent aussi dans l’univers sacré. En témoignent les marbres polychromes imités à profusion ainsi que la multiplication des matériaux précieux, bois rares, métaux brillants, ivoire, écaille de tortue, pierres précieuses, textiles lourds ou verre translucide qui contribuent aussi à conférer à ces décors une atmosphère de luxe et d’exotisme.

Suivant qu’ils sont destinés à un public de clientes, d’amici ou à la sphère privée, ces décors semblent marqués par une série de différentiations tant sur le choix de la composition, à plusieurs plans de profondeur ou au contraire limitée à un relief minimal, que sur le choix des matériaux représentés. Leur analyse permet donc d’entrevoir une cartographie des tendances et de leur signification, offrant un premier niveau de lecture sociale de ces peintures. La présence de traces matérielles qu’elles portent, incrustées dans l’enduit ou visibles à la surface de la couche picturale, en offre un second : des marques d’outils, de gestes et de procédés picturaux, ou encore la distinction de plusieurs mains pour la réalisation d’un même motif nous informent sur les méthodes et l’organisation des artisans à l’œuvre.

C’est à l’analyse du langage imagé et du discours matériel de ces parois qu’est consacré ce livre.

 

Collection du Centre Jean Bérard :

44. MULLIEZ M., Le luxe de l’imitation.Les trompe-l’œil de la fin de la République romaine, mémoire des artisans de la couleur

236 p., 103 ill. / Archéologie de l’artisanat antique; 8

ISBN 978-2-918887-68-3 / Prix de vente € 49,00

Création d’une stèle peinte lors de la Fête de la Science

stèle après la FDS#

Au village de la Science, sur l’esplanade du campus de Jussieu (Université Pierre et Marie Curie), création, en public, d’une stèle peinte, inspirée de plusieurs modèles d’époques classique et hellénistique, en expérimentant différentes techniques picturales en usage dans l’Antiquité (œuf, caséine, fresque).

 

L’objectif est à la fois pédagogique et scientifique : présenter les pigments et les liants utilisés, tenter de retrouver gestes, outils et procédés à partir d’un travail de recherche mené en amont mais aussi, par la suite, analyser le résultat de cette expérimentation dont les échantillons serviront d’étalons de référence pour les recherches sur les peintures antiques originales.

Certains décors n’ont pas pu être réalisés lors de l’événement: ils seront l’occasion d’expérimenter d’autres techniques (encaustique, gommes, etc.)
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